Trail sur le GR6 et les hauteurs de Barcelone

Trail Vélodrome Barcelone - Sant Cugat. Landscape.

Suite à mon premier trail nocturne en compagnie de Julien et d’Emilie, j’ai été tenté de remettre le couvert et surtout d’essayer d’alterner trail et course à pieds.

Non, je n’aime pas particulièrement le « revêtement » trail. Gadoue potentielle, pierres, terrains terreux glissants…. Ca m’emballe pas parce que j’ai toujours l’impression que je vais me casser la gueule et me péter un genou ou une cheville.

Maintenant, comme mon coach préféré me le disait c’est aussi finalement le moyen de développer la proprioception…

Par contre ce que j’aime dans le trail c’est cette sensation de liberté, de hauteur, et d’adaptabilité (j’entends par là la nécessité de gérer son effort et son rythme pour accuser les côtes et aussi les descentes raides.).

Je me suis mis donc à la recherche de parcours de trail dans mes cordes : entre 8 km et 15 km grand max et des dénivelés qui vont de 200 à 500 mètres max.

Mon petit séjour récent à Barcelone m’a permis de tester un parcours de trail magnifique qui emprunte le GR 6 entre le Vélodrome de Barcelone et Sant Cugat.

Le parcours en question est initialement propos comme un parcours de marche mais peut tout à fait se faire en mode trail.

Le début du parcours est un peu raide pendant 2 à 2,5 km pendant lesquels tout le dénivelé positif se réalise. Arrivé à la fin de cette difficulté le parcours est roulant et descendant tout du long jusqu’à l’arrivée.

Profil trail Vélodrome BCN - Sant Cugat

 

Cette petite virée vous fera traverser le Parc naturel de Collserola qui est absolument magnifique et constitue un terrain de jeu généralissime pour les coureurs nombreux et les VTTistes encore plus nombreux.

Aucune difficulté particulière sur ce parcours plutôt bien balisé qui emprunte le GR 6 qui relie Barcelone à la montagne Montserrat.

Côté performance je cours accompagné dans une logique de plaisir et de détente. Je ne force pas trop et réalise un temps moyen. La distance que je fais au final est rallongée en raison de quelques allers retours.

Entraînement trail GR6 BCB Sant CugatQue dire sinon que j’ai adoré… Au plus haut du parcours on bénéficie d’une vue absolument fabuleuse sur la ville de Barcelone (cf photo d’illustration.)

Entraînement réalisé avec mes Hoka One One Speed Goat dont je suis SUPER content. Mais cela fera l’objet d’un autre billet.

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La FFA interdit la musique sur les courses hors stade

Carton rougeC’est mon carton rouge perso du jour…. La FFA interdit désormais la musique sur les compétitions de course à pieds hors stade.

Le règlement de la FFA pour 2016 qui s’applique au 1er novembre 2015 précise, page 28, que :

Le Règlement Sportif de la FFA n’autorise pas les aides apportées aux athlètes en compétition, que ce soit par utilisation de certains matériels (règle F144.2 (b), prohibant radio, lecteur de cassette ou cd, téléphone portable ou équipement similaire), ou en ayant recours à un ou des accompagnateurs. Les podomètres ou GPS ne sont pas considérés comme une aide.

Concrètement, si vous écoutez de la musique pendant votre trail ou course sur toute vous êtes potentiellement disqualifiable.

Voilà, voilà… Je trouve ça con, je trouve ça inutile, je trouve ça idiot… J’ai pas vraiment de mot. Accessoirement le mec qui court avec son MP3 et son casque porte plus de poids.

Info trouvée et lue sur Globe Runners.

Premier trail : le trail du Satuc, La nouvelle (8 km)

Arrive Trail du SatucUn article sur ce blog que j’ai délaissé depuis bien trop longtemps. Des raisons de santé ont limité mes activités sportives (sciatique, fracture du péroné), bref, je reviens dans la course.

Ce week-end après quelques semaines d’entraînement pour me remettre dans le bain, mon pote Julien Bontempi, sportif émérite m’a motivé pour m’inscrire sur le trail du Satuc en version 8Km.

Le trail du Satuc en est à sa deuxième édition. C’est un trail nocturne (nous étions dans l’obscurité une bonne partie du trajet) qui se déroule sur les côteaux de Pech David et qui se décline en 4 versions : 8k marche nordique, 8k, 13k et 22k.

Chaussé de mes Hoka One One Speed Goat acquises pour l’occasion, je bravee le froid dans l’attente du départ, sur les côteaux dominant la ville de Toulouse. Bon l’organisation du départ est conviviale. Ca cafouille un peu au retrait des dossards mais vraiment rien de méchant et tous les bénévoles sont super sympathiques.

Sur la version de 8k le dénivelé est de 200 m.

Profil trail du Satuc 8 k

Après un petit échauffement Gym Suédoise et quelques instructions, le départ est donné.

Le début du parcours est agréable permettant de se mettre en jambes. Ca descend légèrement, puis plus fort, on attaque un petit tour de stade assez plat et là les ennuis commencent : première côte qui tabasse un peu et casse les jambes. Je m’aperçois que j’avais carrément sous estimé la difficulté des côtes. Je fais la première quasi entièrement en courant mais sincèrement, plus j’avance dans le parcours plus les côtes me font basculer sur la marche. Le parcours est confortable et pas trop cabossé. Il offre un superbe point de vue dominant complètement Toulouse toute illuminée.

Vraiment rien à redire et nous avons de la chance car le terrain n’est pas trop boueux et la météo est à peu près clémente.

N’ayant pas reconnu le parcours je ne sais pas vraiment comment cela finit et je m’économise un peu. Sans doute un peu trop et j’aurais peut être pu gagner quelques secondes sur le chrono, mais pour cette première je ne visais vraiment pas la performance.

Le finish se fait à la Koh Lanta avec des flammèches sur l’arrivée, un photographe immortalisant l’arrivée.

Arrivée trail du Satuc

Vraiment un très très gros big up pour le ravitaillement gourmand à l’arrivée : en dehors des traditionnels quartiers d’orange, eau et salés à grignoter, au chaud nous attend une soupe à l’oignon, du Roquefort sur du pain, des croutons, du fromage, de la charcuterie. Un vrai moment sympa pour se poser quelques minutes avec ses copains et profiter de l’ambiance, des discussions, des debriefs à chaud des pros et des moins pros.

Au final je finis 49 sur 96 des inscrits aux 8km avec un temps de 52’22 » et 7ème des vétérans hommes, et je repars avec une grosse envie de mettre un peu de dénivelé dans mes entrainements et de tenter d’autres courses nature.

Pour conclure, toujours un grand merci aux bénévoles divers et variés tous très sympas malgré le froid. C’est en grosse partie grâce à eux que ce genre de courses est possible.

 

Unicef Heroes Day : On l’a fait

Il y a un peu plus d’un mois maintenant, je suis tombé sur l’annonce de la première course « virtuelle » organisée par Unicef, Unicef Heroes Day.

Quel est le concept ?

Chaque coureur peut s’inscrire sur le site http://www.unicefheroesday.com pour créer son profil et s’inscrire pour une course mondiale qui se déroulait le 19 avril 2015.

Chaque coureur, lors de cette course devait courir avec son application GPS favorite et coupler le compte de l’application (Nike Running, Garmin, MayMyRun, Polar, etc…) pour que son parcours de 10 km soit comptabilisé, chronométré et classé.

Cette course se déroule par équipe de 4 personnes maximum : ainsi il est possible de créer une équipe et d’inviter ses amis et ce même si ces derniers sont à l’autre bout de la France ou du Monde.

Dans les semaines précédant la course, les coéquipiers peuvent également comptabiliser des kilomètres pour chaque course avec la même application mais également participer à des défis (par exemple chaque membre de l’équipe doit courir 10 km cette semaine ou 6,5 km ce week-end).

Au final, trois classements sont réalisés pour les équipes :

  • Nombre de km parcourus
  • Temps moyen de l’équipe le jour de la course
  • Fonds levés (puisque l’objectif de cette course était de lever des fonds)

Voilà,ça c’était le concept.

Maintenant mon retour.

L’esprit d’équipe

En quelques jours j’ai réussi à monter une équipe. Je ne cherchais pas à avoir une équipe de « flèches « et l’idée n’était vraiment pas de jouer le chrono. Je voulais surtout essayer de monter un groupe sympa avec des gens qui aiment courir. Je viens personnellement de très loin sur la course à pieds et je cherche avant tout une motivation et les amis, la convivialité, ça aide ! Trois amis se sont mobilisés : un parisien, un chartrain, un alsacien, et moi donc sur Toulouse. Ça a été vraiment super de nous booster un petit peu sur les kilomètres courus, de regarder les kilomètres de collègues et de se bouger parfois en ce qui me concerne pour faire une sortir. Nous avions des niveaux très différents et à aucun moment le challenge sur le temps n’est intervenu. Aucune pression. On faisait tous ça pour le plaisir étant déjà coureur.

De par mon boulot je voyage pas mal et finalement j’ai plus d’amis à Paris, en Alsace ou ailleurs qu’en Midi-Pyrénées, du coup cette application et et événement arrive vraiment à insuffler un esprit d’équipe même à distance et offre surtout les moyens de se projeter dans une vision d’équipe des résultats aussi bien pour les entraînements que pour les temps.

Humainement cela a été une expérience très enrichissante pour moi qui court depuis peu longtemps.

La course connectée

Unicef Heroes Day repose sur une base technique fournie par Running Heroes. Running Heroes est un site qui fonctionne exactement sur le principe décrit : vous vous inscrivez sur le site qui capitalise chaque kilomètre réalisé avec votre application GPS, ce qui vous permet de cumuler des points et de bénéficier de réduction sur des inscriptions à des courses ou sur des produits.

De plus en plus de coureurs utilisent des applications de running ou des montres GPS. Running Heroes et donc Unicef Heroes Day, prennent en charge la plupart des applications de running.

J’ai trouvé un point qui m’a un peu déçu ; il faut impérativement courir en extérieur. En intérieur avec un foot pod sur un tapis, cela ne fonctionne pas. Pour éviter la triche sans aucun doute mais bon disons qu’avec un foot pod normalement il est difficile de tricher.

Vraiment rien de grave puis au final cela m’a forcé à sortir mes fesses en plain air.

Le suivi

Le site de visualisation et de suivi des courses est très bien réalisé allant à l’efficacité. Classement et suivi de chaque équipe, kilomètres parcourus pour chaque TeamMate.

Pas d’application dédiée mais le site est clairement compatible avec les mobiles et est bien suffisant.

L’innovation

Je teste pas mal d’applications de course et de wellness en général et à ma connaissance c’est l’une des premières qui permette de bénéficier de suivi par équipe et ça c’est vraiment génial. J’aimerais beaucoup pouvoir bénéficier de fonctionnalités de e type sur les applications que j’utilise pour avoir une vue « équipe ».

Innovation aussi pour cette course connectée. C’est je pense une première. C’est top. Ça demande au final peu de budget je pense et cela pourrait vraiment permettre d’organiser des classements q’équipe sur le plus long terme à travers des événements réguliers. Hebdomadaires par exemple soyons fou 🙂

Les résultats

On va pas se mentir, à la fin, comme beaucoup je pense on a quand même regardé les résultats. La team RunInFrance se positionne approximativement 124ème sur les 2600 équipes inscrites. Pas dégueulasse. Alors oui, je crois qu’on peut dire qu’on était content de nous. Content d’être sortis tous les 4 courir ce même jour.

Maël, le plus matinal d’entre nous a mis la pression direct en claquant son meilleur chrono sur 10 k et en tombant en dessous de la barre des 40 minutes. Autant dire que pour nous autres c’est l’avion de chasse de l’équipe. Le reste de l’équipe fait des temps tout à fait honorables. Tout le monde joue le jeu et se met un peu la pression sur la course ce qui au final nous donne un temps moyen de 45’39 » et 25 centièmes.

De mon côté je me motive pour sortir courir malgré le mauvais temps. Je me mets dans ma tête en condition de course / compétition mais clairement sans le monde sur la « ligne de départ » c’est quand même moins facile d’être à fond. Je fais un départ un peu fort. Je pars pour essayer dans ma tête de battre mon temps de 45′ sur les 10 k mais je pense qu’à aucun moment je n’ai les jambes et la forme suffisante.

#unicefheroesday #runinfrance

Je bats mon meilleur temps sur 5 km mais après je m’effondre sur les kilomètres 7 et 8, que je peine systématiquement à passer. Au final je bouclerai un peu déçu quand même sur un 46′ et des poussières.

Au final, une belle idée pour une bonne cause et une organisation dans faille.

En espérant que ce genre d’initiatives se généralise ou se pérennise.

L’avis de Jérôme

Je ne pense pas exagérer en disant que je suis un peu techno-addict et hyper-connecté (je suis un de ces dinosaures du web). Alors quand j’ai entendu parler de UNICEF Heroes Day, j’ai trouvé le concept génial !
Il fallait juste que ce soit bien réalisé pour que le truc prenne. Et ce fût très bien réalisé ! Le site de l’événement est simple et efficace. Et pour ma part, tout a fonctionné immédiatement : comme j’étais déjà inscrit sur Running Heroes, j’ai privilégié cette option pour m’inscrire et l’accès à mes données de running enregistrées sur Runtastic étaient immédiatement disponibles ! Bravo la technique (sans oublier que de très nombreuses applications de tracking d’activité étaient supportées).
D’un point de vue pratique, il y avait vraiment de très bonne idées, telles que la période d’entrainement pendant laquelle on accumule les kilomètres, ou encore les défis à relever régulièrement. Je voudrais également saluer la communication autour de l’événement qui était vraiment très bien dosée : ni trop, ni trop peu.

Deux petits points négatifs pour moi :

1/ Dommage que les kms accumulés lors de l’entraînement ne commencent qu’à partir de la date d’inscription Je ne trouve pas cela très équitable et pas très logique, non ?
2/ Avec ce concept j’ai eu du mal à me mettre en mode compétition : pour être honnête avec mes co-équipiers, je faisais un peu une sortie comme tous les jours… tranquille.. puisque j’ai même poussé le vice jusqu’à faire 14kms au lieu des 10 nécessaires… quelle idée ?!
QUOI QU’IL EN SOIT, C’EST UN CONCEPT GÉNIAL ! À RENOUVELER !

Jérôme Charron, Equipe RunInFrance :)

L’avis de Mael :

Utilisant le service Running Heroes, j’ai très tôt été informé du challenge Unicef Heroes Day. Mais je ne me suis pas inscrit immédiatement : il fallait courir un dimanche, jour où je ne cours que rarement (si ce n’est pour faire une course, ce qui ne m’arrive que 2-3 fois pr an), préférant dévoluer ce jour à ma petite famille.
Si le concept m’avait immédiatement plu, je n’avais pas franchi le pas de l’inscription. Mais ce n’était pas si grave : Fred s’est chargé de me motiver. A partir du moment où il m’a sollicité, ça m’a paru évident de participer !
Le petit couac, pour moi, a été technique : le code pour rejoindre l’équipe de Fred ne fonctionnait pas (le bug a finalement été réparé [Remarque de Fred justement : c’est entièrement ma faute : jeme suis gouré à la création du compte et cela a créé un nouveau compte Running Heroes, j’ai du demander au staff de faire la bascule sur mon ancien compte et l’ID du groupe était perdu en chemin. Le staff super réactif a réparé ça sous 48 h] ), j’ai donc été le dernier à rejoindre l’équipe. Comme Jérôme, je trouve dommage – surtout en ayant été victime d’un bug de la plateforme – que les km parcourus avant de rejoindre l’équipe ne soient pas comptabilisés. Pour le reste, l’évènement, parfaitement décrit par Fred, a vraiment été bien pensé.
Le Jour J, je pars à la même heure que d’habitude : un peu après 6h30 (me laissant ainsi le temps de consacrer le même temps que d’habitude à ma famille). Je me lance avec pour objectif d’être rapide, mais sans trop de repères sur la distance (en course, je n’ai pratiqué que des semi-marathons). Le premier km, parcouru en moins de 4 minutes, me laisse penser que je suis dans le bon tempo ; de fait, je réalise quasiment chaque km en moins de 4 minutes. Et, malgré un léger ralentissement sur la fin (en raison d’un petit vent de face, pas violent mais un peu frisquet à cette heure matinale), je boucle mes 10 km en 39’20, améliorant d’environ 45 » mon temps sur 10 km. Par contre, j’ai tout donné sur la fin : ma course s’est terminée à 1 km de chez moi, je rentre en marchant tranquillement, sans même trottiner.
Au final, c’est pour moi une belle expérience : faire cette course en équipe a constitué une vraie motivation et m’a donné l’envie de renouveler l’expérience !

Mael Aka Bip-BipL’avis de Thibault :

Courir connecté pour la bonne cause, une première en ce qui me concerne ! Un challenge original qui mise avant tout sur l’esprit d’équipe. Pour moi qui cours depuis plusieurs années maintenant, c’était une manière de diversifier ma pratique de la course à pied. Miser sur deux tendances de fond (la démocratisation du running et celle des devices connectés) pour promouvoir une cause à défense, j’ai trouvé le positionnement très habile. Et surtout, derrière, un dispositif on ne peut plus simple : un système ouvert (pas d’application supplémentaire à installer, mais une synchronisation avec celles déjà disponibles sur le marché) et une liberté totale le jour de la course en terme de lieu et d’horaire. Rien qui ne vienne perturber les habitudes du runner régulier ! Une expérience très positive donc, en attendant la prochaine !

Retour sur la course 123Canal

Le 12 avril, Voies navigables de France (AKA VNF) organisait une course dans Toulouse au profit du Canal du Midi.

Les platanes du Canal du Midi souffrant d’une maladie vont devoir être massivement abattus et la replantation de ces arbres nécessite des fonds importants.

Bref, VNF s’est dit que vu que le running était un truc à la mode ils pourraient sans doute surfer sur la vague et demander aux coureurs de mettre la main au portefeuille en contrepartie de l’organisation d’une petite course.

Sur 3 distances, les coureurs et marcheurs pouvaient donc se positionner. 2,5 km de marche, 5 km de course ou 10 km de course chronométrée.

Rien à reprocher au processus d’inscription en ligne et le petit site mis en place à l’occasion donne plutôt confiance en l’événement.

12 avril au matin, après un plat de pâtes avalé la veille je me présente donc au lieu dit, en plein centre de Toulouse, à côté du Grand Rond et du Jardin des Plantes.

Les coureurs arrivent et le temps est de la partie. Un ciel bleu magnifique, un grand soleil et une température plus que douce sont au rendez-vous.

Les coureurs arrivent pour retirer leurs dossards et le premier couac : la file d’attente s’allonge au delà du raisonnable pour le retrait des dossards. Très intelligemment une seule file d’attente et un seul lieu pour les retraits de dossards et paquet marche, et courses 5 et 10 k.

Rien d’alarmant jusque là et l’ambiance bon enfant aidant les coureurs du 10 k se mettent en place sur la ligne de départ avec quasiment une demi-heure de retard.

Briefing de course et là, la méga claque : « Bonjour à tous, vous courrez sur route ouverte, la circulation n’est pas interrompue et le parcours pas protégé.  Respectez la circulation et les feux. » On a donc un génie à l’organisation de la course qui s’est dit qu’il allait lâcher 800 coureurs sur la ville et leur demander gentiment sur une course soi disant chronométrée de s’arrêter au feu. Nice guess Einstein… Regarde un peu ce que ça donne déjà avec des coureurs professionnels [Paris Roubaix : des coureurs franchissent un passage à niveau abaissé] et imagine toi une meute de coureurs amateurs respecter les feux rouges.

Grosse déception pour une course qui aurait pu être magnifique avec un tracé qui visite le capitole, s’attarde sur les bords de Garonne et longe le canal du Midi.

FEUUUUUUUUUUUUUUUUU!

Hoka One One Huaka M

Départ donné, tout le monde fonce en essayant de trouver sa foulée. J’accélère pour me retrouver plutôt sur la tête de course (à vue de nez les 100 premiers). Je commence très fort, détestant perdre du temps sur le premier kilomètre à devoir ralentir le pas pour ne pas rentrer dans un autre coureur.

Le parcours très joli commence par une descente sur les quais de la Garonne. C’est vraiment magnifique. Quelques questionnements quand même : on ne voit quasiment aucun bénévole sur le parcours aux embranchements et l’on suit donc la tête de la course en espérant que le parcours est ouvert et correctement suivi.

Toulouse, bords de Garonne

Le parcours nous emmènera par le centre ville historique et ses routes pavées, le Capitole, les allées Jean Jaurès, les berges du Canal du Midi et le grand rond.

Je tiens un très bon rythme pour moi à 4,32 minutes du kilomètre. Gardant de l’énergie sous le pied je me dis que je vais pouvoir accélérer progressivement sur les deux derniers kilomètres et refaire mon très léger retard sur le chrono. Et là ! La claque. Sans prévenir la ligne d’arrivée et une course qui s’arrête à 7,5 kilomètres.

On poireaute de longues secondes pour que l’on nous bipe et enregistre  le chrono (championne l’organisation qui ne doit pas connaître les technos RFID et le bip automatiqueau sol…)

La course est finie. 7,5 km en lieu et place de 10 et l’incompréhension la plus totale pour tous les coureurs dont certains étaient venus pour faire un temps.

Pas d’explication, rien de rien de rien. Une organisation absente. Un blaireau en costume de lin, cravate et chapeau dont la rémunération aurait sans doute permis de payer quelques précieux aides de camps fléchant le parours…

Erreur d’aiguillage sur le parcours visiblement. Pas très étonnant vu le nombre extrêmement limité de bénévoles sur le parcours.

France 3 mentionne « une erreur d’aiguillage, un balisage insuffisant ». Doux euphémisme pour parler d’un balisage inexistant. Pas un panneau, une affiche, une flèche.

Une grosse déception donc en ce qui me concerne sur cette course et beaucoup d’amertume car j’avais choisi l’option du Canal du Midi pour son aspect sympa et un peu caritatif alors que le même jour se déroulait le semi-marathon de Montauban. Une déception d’autant plus grande que je limite les courses que je fais à cause de ma blessure et que ce jour là j’avais tout ce qu’il fallait pour passer en dessous de la barre symbolique des 10 kilomètres.

Honte à vous Voies Navigables de France : les coureurs ne sont pas des pigeons  et ce que vous avez fait est indigne. Même si comme le dit Jérôme Fernandez, « le running est à la mode », en abuser est scandaleux. Payer 12 euros sur une course OK. Peut être même un peu plus si c’est pour une levée de fonds et un parcours vraiment sympa mais cela ne devrait jamais se faire au détriment de la sécurité et du sérieux surtout sur des courses que vous annoncez chronométrées. Cela veut dire des points de contrôle intermédiaires, un balisage rigoureux du parcours avec au moins quelques kilomètres affichés, un parcours balisé et sérieusement balisé et une prise de chrono instantanée à l’arrivée.

Très très en colère donc de mon côté contre eux qui profitent d’un mouvement autour du running en organisant des événements à la va vite dans l’amateurisme le plus total et au passage prennent quand même de gros chèques car bon 10 euros multiplié par 700 participants ca commence quand même à faire un peu de cash.

PS : inutile de dire que l’on ne sait même pas où et quand seront mis les chronos à disposition.

 

10 kilomètres de Colomiers

Le running est à la mode, en vogue… Même si le trail attire de plus en plus de coureurs, les courses sur route, en milieu urbain, continuent également à se développer.

Cette année Colomiers organisait son premier semi-marathon, assorti également d’un 10 kilomètres et d’une petite course pour les enfants.

Ayant un peu réajusté mon planning de course et d’entraînement, je me suis finalement décidé à m’inscrire sur les 10 km.

Le parcours plutôt plat et roulant, traversant la ville, les boulevards me semblait tout à fait à ma portée.

J’arrive donc le dimanche matin, de bonne heure pour éviter la foule et les embouteillages. Les bénévoles s’activent et reçoivent leur matériel. Tout se met en place.

C’est appréciable de voir le moment où tous s’activent. Et c’est vraiment important de le rappeler, si toutes ces courses sont possibles c’est grâce à tous ces bénévoles qui donnent de leur temps et permettent à cette communauté de regorger d’activités et d’événements. à 7 h 40 tous sont déjà sur le pont ou presque.

Le départ de la zone commerciale facilite la logistique pour le stationnement et pour les stands, et même si ‘est vrai que l’endroit est moins vivant qu’un centre ville au moins pas de galère pour ceux qui viennent de l’extérieur en voiture.

De mon côté, la forme est moyenne. Mon ménisque est endommagé. Fissure horizontale de grade 3. Le genou est douloureux et ne tient que grâce aux antalgiques. Je déteste cela car à part cette douleur mes jambes sont en forme et mon coeur aussi et je déborde d’énergie.

Avant l’opération qui se profile, je décide finalement de continuer à courir, advienne que pourra. Au moins mon ménisque aura fait son possible jusqu’au bout.

Le départ du semi se fait à 9 h 40. Toute l’organisation est à l’heure à quelques minutes près. Le ciel et le soleil sont magnifiques.

J’enfile mon casque sans fil et je branche mon album du moment : « Manual for a successful rioting » de Birdy Nam Nam. Cet album me file une pêche démentielle et son BPM élevé  mais non figé me permet de pousser fort tout en maintenant des moments plus calmes qui permettent aux muscles et au coeur de récupérer un petit peu. Lorsque je m’entraîne c’est l’album que je mets sur quelques titres pour pousser au delà de 15 km/h .

GO !

(min 4’20 »)

Situés dans le premier tiers des partants j’arrive  à ne pas perdre de temps. Ceux devant sont plutôt des rapides ce qui me permet d’être vraiment dans une groupe qui correspond à mon rythme. « Red Dawn Rising » me booste à mort, je me faufile et dépasse quelques coureurs. Le rythme de départ est élevé pour moi oscillant entre 13 et 14 km/h. Le premier kilomètre est bouclé à un rythme de 4’22 »

Je me suis fixé un temps de raison de 46 / 47 minutes et un temps un peu fou de 45 minutes ne pensant pas vraiment en être capable.

Kilomètres 1, 2, 3, 4, 5 et 6. Mes jambes tiennent. Mon coeur aussi. Je tourne à peu près à 4’30 » Tout se passe vraiment bien. J’ai le sourire même si le souffle est un peu court.

La traversée de la place de la Mairie est un moment agréable, en plein centre ville même si les rues sont peu animées en ce dimanche matin.

Un photographe immortalise le moment 🙂

10 K de Colomiers - Mairie

Aux 7èmes et 8èmes kilomètres je m' »effondre ». Enfin, légèrement… je régresse à un rythme de de 4’48 ».

laps_colomiers

Les jambes sont lourdes et la tête commence à douter. Je ne suis pas sûr d’arriver à relancer. J’ai l’impression de perdre l’objectif de 45′ et j’hésite à redescendre sur terre et à baisser les bras pour partir plutôt sur 46 voire 47.

Finalement, en gérant au mieux le coup de barre et en minimisant le ralentissement je passe es deux kilomètres en limitant la casse. Il ne me reste plus qu’à donner tout ce que je peux sur les deux derniers kilomètres. Je repasse à un rythme de 4’30 » puis arrive à tomber en dessous sur le dernier kilomètre.

Je franchis la ligne d’arrivée vraiment content avec un temps de 45’10 ». Un résultat relativement inespéré vu mon état de santé.

10 K Colomiers - Arrivée 1

 

 

10 K Colomiers - Arrivée 2

 Les résultats

Quelques points sur cette édition des 10 km de Colomiers :

  • L’organisation était super. Vraiment. Rien à redire pour une première, et globalement pas grand chose à redire. Le running est vraiment une communauté extraordinaire. Un sport qui demande peu de moyens mais qui est sans concession et c’est les bénévoles toujours souriants et disponibles sont à la hauteur de ce sport qui est à mon sens un sport d’honneur pus que d’autre. Sans doute car la seule personne contre laquelle on doit lutter c’est probablement soi-même.
  • Un remerciement aux sponsors. Ouais parce que si la pub est pour moi utile c’est bien dans ces momentslà et que je préfère 1000 fois la voir s’afficher sur des lignes de départ que sur un écran quelconque ! Alors merci à Mc Donald’s, Décathlon de Colomiers, Carrefour Market, Running Mag, Chrono Start le partenaire inscription et les commerçants du Perget. Sans eux ces événements seraient sans doute beaucoup moins viables à organiser étant donné les contraintes de plus en plus nombreuses qui sont imposées aux organisateurs.
  • Une mention spéciale aux vidéastes et aux photographes. Franchement merci à eux. Je pense que tous les coureurs sont contents au final d’avoir leur photo sur la ligne d’arrivée et petit bonus un autre photographe couvrait la mi parcours du 10K. Merci à eux !!!
  • Le tracé relativement plat reste roulant avec également peu de virages. Il traverse la ville et s’étend aussi sur de grands boulevards. Cela reste toutefois du tracé urbain. Maintenant en ce qui me concerne cela a peu d’importance. Lorsque je cours je regarde assez peu les paysages. En tout cas pas sur une course officielle… Le tracé n’était ni monotone ni « dur ». Il permettait de se consacrer sur l’effort et pas sur les pièges au sol.

Mon équipement sur cette course et mon équipement de souvent d’ailleurs :

  • Mon iPone 6 car je ne sais pas courir sans musique, et accessoirement il me sert de passerelle pour partager ma session de course en live via Garmin Connect
  • Ma montre ForeRunner 920 XT que j’adore 🙂 et bien évidemment son cardio fréquencemètre
  • Mes chaussures Hoka One One Huaka M, des chaussures parfaites pour mon dos et mon genou flingué
  • Des chaussettes X-Socks
  • Un corsaire Gore
  • Un tee shirt Nike Dri-Fit
  • Une sacoche Raid Ligt et deux petites gourdesd’eau au cas où
  • Un casque sans fil Play2Run que j’ai depuis mes tout débuts de course à pieds il y a à peu près un an et demi

Ma session de course dans son intégralité sur Garmin Connect

Mes prochaines courses à venir :

Les courses d’Escalquens

Déca d'EscalquensLe 8 février 2015 au matin se déroulaient les courses d’Esclaquens sur les distances de 5 km et 10 km.

J’y étais.

Après quelques mésaventures survenues l’été dernier, j’ai repris l’entrainement un peu plus sérieusement et j’avais enfin envie de réaliser ma première course officielle. Escalquens étant à quelques dizaines de kilomètres de chez moi et proposant une distance de 5 km qui me semblait plus raisonnable étant donné mon état de forme.

Le processus d’inscription se déroule de façon – relativement – souple. L’occasion pour moi de découvrir l’univers numérique du business des courses. Si le site de l’association, bon pied bon oeil 31, organisant les courses d’Escalquens est un site amateur (cela ne voulant pas dire de mauvaise qualité que l’on s’entende), la gestion des inscriptions, de l’attribution des numéros de dossards, du paiement et de la mise à disposition des résultats est réalisée sur chrono-start qui semble être utilisé par de nombreuses courses.

Une fois les formalités réalisées RDV le 8 au matin à Escalquens.

L’organisation est parfaite : le retrait des dossards se fait dans une salle chauffée, café, trucs à grignoter, eau. Les formalités ne prennent que quelques secondes et les Gentils Organisateurs ont prévu quelques épingles pour les têtes en l’air comme moi.

Au fil des minutes la foule commence à affluer, et les places de parkings nombreuses, sont prises d’assaut.

Les traverses, pelouses, allées sont remplies de coureurs qui s’échauffent. Il faut dire que par 0 degrés, c’est pas con de s’échauffer. Mais je suis con. Et surtout mon genou est tellement border line que je préfère ne pas risquer le claquage avant la course. Quitte à me ruiner autant que ça se fasse cheveux au vent en pleine course.

Le départ du 10 km regroupe plus de 400 personnes. Il y a du monde et du beau monde même. Les premiers courront le parcours en 32′ et quelques. Et le parcours n’est pas une promenade de santé, affichant des dénivelés relativement important pour cette distance et pour de la course sur route.

Revenons à nos moutons. Enfin aux miens.

Le départ du 5 km est moins glamour. On a pas droit à la belle arche Décathlon (le Décathlon Labège étant le sponsor principal de cet événement) et au chauffeur.  Plus d’une centaine de participants  quand même. De mon côté le stress monte gentiment. C’est pas les championnats du monde mais j’ai jamais été dans cette ambiance course. Du coup dur d’avoir de points de comparaison, de repères. J’essaie surtout de rester raisonnable en me disant de bien regarder mon rythme au départ en ne partant pas trop fort e qui n’est pas forcément facilité par un départ en forte pente.

J’enfile le casque Play2Run, je refile mon coupe-vent à ma fille qui fait la gentille supportrice, et je pousse le bouton play de l’iPhone que je branche sur la liste MégaPatate. Gentil mix un peu speed de musique életro, de rock et autre. Courir sans musique je ne sais pas vraiment faire. Ca me vide la tête et cette playlist me file la pêche quand j’ai des coups de mou.

5K Escalquens

5K Escalquens

GOOOOOOOOOOOOOOOOOOO!

Ça bouscule gentiment mais on en sent certains qui sont à fond. Je suis gentiment en queue de file ce qui n’est pas forcément gênant avec une centaine de personnes.

Très rapidement la messe est dite. Les têtes d’affiche sont déjà loin, les coureurs assidus commencent à s’effilocher au milieu, et les coureurs occasionnels venus prendre l’air ne se mettent pas la pression et commencent la course à leur rythme.

Le parcours est agréable alternant plat, descente et deux montées qui cassent un peu le rythme.

Une mention spéciale aux bénévoles tout au long du parcours qui sont vraiment au top. Ça caille, ils ont les gros gants mais surtout des maxis sourires et des encouragements. Pour ça le déca d’Escalquens a tout bon. Et franchement quand tu commences à avoir une baisse de régime ça fait toujours du bien.

Perso je suis content de mon rythme. Bordel, j’ai la pêche. Je suis dans mes temps max sur cette distance et avec des coureurs qui sont dans mes moyens. Parti un peu vite selon moi,il semble que j’en  ai encore pourtant sous le coude. Aucune baisse de régime et chaque coureur qui est un peu devant moi me donne de la motivation pour relancer et essayer de le distancer. La machine est au top et du kilomètre 2 à 5 j’effectue plus d’une quinzaine de dépassements.

Craignant d’habitude les montées, je les attaque avec une FC plutôt basse qui me permet de mettre un peu de puissance dans la foulée en perdant peu de vitesse. Je surveille pour ne pas dépasser les 182, FC qui devient inconfortable et risquée.

Sur le dernier kilomètre et demi je suis un short vert. Une fille qui a un bon rythme. Je me cale dedans et sur le dernier kilomètre j’accélère progressivement. Dépassement. Arrive une grosse descente et je suis obligé de freiner à cause de mon genou qui supporte mal les foulées longues et tapant fort. Elle me dépasse. Je rajoute un peu de vitesse. Je finis un peu mesquinement la course une seconde devant elle. Pas particulièrement d’ailleurs l’envie de la doubler, je voulais surtout donner tout ce que j’avais sur la fin pour savoir où était ma limite.

FC F. Martinet 5K Escalquens

Je finis à bout de souffle mais jambes et genou en forme. J’aurais pu accélérer un peu plus tôt je pense et avoir un rythme moyen un poil plus élevé (en tout cas ce jour là.)

Gros sourire sur le visage et je finis 33ème avec un temps que j’estime honorable de 23′ 15 ». Mon record perso sur 5K.

En conclusion, une course très très sympa, avec une organisation et des bénévoles au top de chez top. Un parcours vraiment sympa même si j’avoue que pentes et côtes sont toujours pour moi un peu dures à gérer!!!!!

La première course officielle pour moi et beaucoup d’autres je l’espère à venir. Mais la prochaine sera sans doute sur 10 k 🙂

Voir aussi le feedback sur Running Trail, le super site des courses en Midi-Pyrénées 🙂