Privé de course je me défonce à la muscu

Les affaires reprennent peu à peu. Toujours un peu handicapé du genou, je suis privé de course encore pendant un moment ce qui est assez frustrant car j’ai vu passer toute la saison sous mon nez d’handicapé et tous les membres de l’équipe RunInFrance s’aligner sur des grilles de départ.

Du coup j’ai décidé d’arrêter de jouer au gringalet et de barder ce corps rachitiques de muscles fermes et rebondis.

Pour ça je me suis pris un coach privé parce que je le vaux bien.

C’est donc Pascal de la salle O2 Fitness à Montauban qui m’a pris en main (heu…enfin qui me coache). (C’est lui en dessous… En vrai dans ce clip.) Bon moi j’en suis pas encore là.

Coach Pascal

VS Moi

Scritch

A raison d’une heure par semaine, Pascal a un seul objectif dans la vie me semble-t-il c’est qu’il me soit impossible de bouger pendant les 3 jours qui suivent la session de musculation.

Autant dire que c’est intense. TRX, pompes, abdos, haltères, le tout à un rythme effrayant avec de simples petits breaks de quelques dizaines de secondes entre les exercices et de 1 à deux minutes entre les séries d’exercice.

Pour tous les haterz qui disent que la muscu c’est merdique comme sport j’ai enregistré la session. Alors sur que côté cardio c’est pas la course à pieds mais en tout cas côté effort c’est loin d’être inutile.

Training muscu

Bref en tout cas ça m’a fait un bien fou de mouiller un peu la chemise à nouveau et bientôt normalement (peut-être aujourd’hui) reprise du vélo. Ca aussi ça va faire du bien au moral.

 

 

 

RunInLyon : Maël y était, et il nous raconte.

Ceci est le premier billet d’une fine équipe de coureurs, des amis pour la plupart. Ce qui est frappant dans l’univers de la course, c’est cet esprit de communauté que j’ai trouvé rarement. Je fais souvent l’analogie avec la moto que je trouve aussi très communautaire. Bien que la course demeure un sport individuel, il se dégage cet esprit de codes communs, d’entraide, de conseils. Alors bien sûr il y a un esprit de compétition. Il y a aussi un peu de « mode » : les chaussures qui claquent, les tee-shirts flashsys. Pour certains, le look compte. Me mettre à la course à pieds ça a été pour moi l’occasion de nouer ou renouer des liens avec certains et de partager des conseils, de se challenger aussi, d’envisager de parcourir la France pour courir avec eux. Ce billet avec un invité, c’est aussi cet esprit-là finalement. Ouvrir ses colonnes à d’autres, plus expérimentés que moi. Recueillir leurs avis, leurs impressions.

Mais place donc à Maël et d’abord quelques mots pour le présenter.

Mael LeHirMaël est une connaissance de longue date de mon univers professionnel. Pendant de longues années nous nous sommes connus virtuellement avant de nous croiser physiquement à Paris, puis sur un même entretien d’embauche où nous postulions pour le même poste. A l’époque je me souviendrai toujours d’un détail qui m’avait marqué : Maël n’avait pas de téléphone portable. Chose assez étonnante pour un veilleur. Je crois bien que j’étais un peu moqueur mais aujourd’hui je comprends l’importance qu’il y a à savoir débrancher de temps en temps et garder du temps pour soi et ses proches. Désormais Maël fait toujours partie de mon univers professionnel. Il travaille chez BlueBoat, une entreprise spécialisée dans l’e-réputation dont j’apprécie l’équipe et le boss. Depuis que je me suis mis à la course à pieds, il est pour moi un point de mire que j’essaie de rejoindre. Ses chronos sont hors de ma portée et le resteront probablement longtemps mais j’aime placer la barre haute. Maël arrive à concilier vie professionnelle, vie de famille et entraînement. Et ça aussi c’est un vrai challenge. Discret, toujours de bonne humeur, très sérieux et rigoureux, Maël est incontestablement le plus rapide et le plus endurant de la team RunInFrance. C’est un plaisir pour moi aujourd’hui de lui laisser la place et de se présenter pour nous faire partager sa dernière course : RunInLyon. »

<ModeJeRougis>Oui bon merci Fred pour ces mots et pour m’ouvrir ton blog</ModeJeRougis>

Tu m’as demandé de faire un retour sur ma dernière course, le RunInLyon du 5 octobre 2014. Je vais, pour commenter certains points de ton introduction, faire un petit historique. Pas d’inquiétude, ça ne sera pas trop long : le semi-marathon de Lyon n’est que ma 2ème course 😉

Premier retour en arrière. Début des années 2000, je suis étudiant à Rennes. C’est là que je commence à courir. Pourquoi la course à pieds ? Parce que j’avais besoin de faire de l’exercice, parce que ce n’est pas cher (pas d’inscription en club), que c’est accessible (il « suffit » de courir à son allure) et que c’est « souple » (pas de contraintes horaires – je courrais tous les 15 jours). Et puis j’ai déménagé et je me suis mis à utiliser mon vélo tous les jours. J’ai ainsi arrêté la course pieds (ma motivation première était d’avoir une activité physique, je n’en avais plus besoin).

J’ai dû reprendre la course à pieds en 2010. Là encore, la motivation première a été le besoin de pratiquer une activité physique régulière. Mais cette fois, j’en avais une autre : travailler mon endurance pour mieux profiter des randonnées (15-20 km) que je faisais dans le Pilat. Ca m’a aussi permis de reprendre plus facilement le badminton. Un grand merci à cette occasion à Patrick qui, s’il n’a pas continué le running (c’est son genou qui lui a dit d’arrêter) m’a accompagné dans cette reprise 🙂

Jusqu’à ce que l’opportunité se présente cette année, je n’avais jamais envisagé de faire de courses. Mais voilà, un ancien client montait une équipe pour les Courses de Strasbourg et m’a proposé de m’inscrire au semi-marathon. Jusqu’alors, je n’avais pas dépassé les 13km, mais ça me semblait jouable… Je m’arrangeais pour courir de temps en temps plus longtemps, pour m’habituer à la distance. Et me voilà qui faisait un 1h38’34 » pour mon premier semi-marathon 🙂

Maël LeHir, fin de sa première course officielle à Strasbourg sur le semi

Au hasard d’un tweet (merci Florence ;-)), je découvris le parcours du semi de Lyon qui me plut bien et décidais de m’inscrire (d’autant que nous connaissons du monde à Lyon, ce point à son importance !!). Et me voilà le dimanche 5 octobre sur la place Bellecourt à espérer qu’il ne se mette à pleuvoir le long du parcours (grosso modo : Bellecourt – tube modes doux – Tête d’or – Terreaux – Bellecourt).
Pour cette course, j’ai apprécié l’organisation, à commencer par le respect des sas (ce qui m’a permis de partir assez à l’avant [sas jaune – objectif 1h35 pour le semi]). Tant mieux : avec 25.000 inscrits sur les 3 courses qui partaient en même temps (10km, semi et marathon), je préférai partir devant ! Je craignais les « bouchons » au début de la course ; finalement la sensation de foule n’a été réellement perceptible que dans le métro 😉
Je ne suis pas un maniac de l’équipement : j’avais prévu une tenue que j’avais déjà portée, mon iPhone (pour écouter un mix de Laurent Garnier diffusé sur Le Mouv’ et recevoir mes temps régulièrement via l’application Nike+) et des lunettes transparentes (en raison de la pluie annoncée).

L'équipement de Maël pour le semi-marathon de Lyon

(Presque rien d’autre, pour éviter les queues des consignes).

Le départ est donné à 9h, je m’élance à un rythme élevé (pour moi). Je suis en mode « je dépasse » (comme je l’avais fait à Strasbourg 5 mois plus tôt, mais où j’étais parti très loin dans le peloton). Résultat : j’égale presque tous mes temps sur 1km, 5 km et 10km… Sauf je les avais établis sur des distances de 10km. Sauf qu’en septembre, je n’avais fait que des sorties de 10km (tiens, oui, parlons de l’équilibre vie perso – courses : le running ne doit pas prendre le pas sur ma vie familiale ; ainsi, sauf rares exceptions, je cours le matin – lever à 6h – avant d’amener ma fille à l’école). Sauf que là il y avait encore 11km à faire… Alors c’est sûr que l’allure n’a pas été la même. La 2ème partie de la course a donc consisté à gérer mes jambes.
Surtout sous la belle averse orageuse qui s’est déclenchée dans mon dernier km (mais je me plains pas trop, nombreux sont les coureurs qui ont été douchés en plein milieu de leur course). Et qui a fait retrouvé la famille et les amis dans une bouche de métro parce que sur la Place Bellecourt ce n’était vraiment pas possible !
Là j’étais juste un peu mouillé :

Fin de course sous l'orage à RunInLyon

Au final, je reste très content de ma performance du jour, en améliorant de plus de 5 minutes mon chrono de Strasbourg :

Chrono Maël RunInLyon

Si c’était à refaire ? Je partirais moins vite, c’est sûr. Et je tâcherais d’être plus autonome point de vue ravitaillement durant la course. Je partirais avec une gourde, car c’est plus facile d’y boire (les verres d’eau ou les bouteilles : bof bof…), on peut boire quand on veut (tant qu’il y en a) et on peut s’hydrater avec une eau « améliorée » (sucre…).

La suite niveau courses ? Je ne sais pas… Je me dis que 2 courses par an c’est suffisant. Refaire Strasbourg peut être sympa. Découvrir la nouvelle course de Colmar peut l’être tout aussi comme le « Lion » (de Belfort). Bref, je ne sais pas trop… Ah si ! J’en ferais bien une avec Fred 😉

LunaRacer 3

C’est mes petites chouchoutes chez Nike, les LunaRacer+ 3. J’ai usé une paire de LunaRacer 2 et du coup j’ai craqué sur la nouvelle collection.

Entre la 2 et la 3 quasiment aucune différence notable si ce ne sont les couleurs.

Je ne m’en sers pas pour courir mais je me sers de ma vieille paire pour trainer et pour les activités où je risque de les abîmer, la nouvelle paire servira au quotidien et aussi pour aller en salle de sport.

Elles sont légères comme une plume, la semelle est souple et amortit parfaitement et en plus elles sont une gueule folle.

Rien à voir ou presque avec le sport. Vous ne trouverez donc pas une review pure et dure de cette chaussure étant donné que je ne suis pas un sportif assez averti pour faire la différence. Puis d’autres font ça bien mieux que moi ! cf ci-dessous.

Mais ce qui est sûre c’est que la semelle un poil spongieuse est super agréable et reposante au quotidien et par ailleurs, toutes les reviews que j’ai lu à son sujet mentionne que c’est une chaussure avec un très bon amorti pour les courses longues sur route. Elle est par ailleurs vraiment respirante avec un dessus aéré. Le laçage à oeillets est ici remplacé par le système à fils de Nike. Egalement un bon point pour le confort.


et en texte :  Review sur le blog de Jamie Pang

Aller, les photos maintenant. Home made.

LunaRacer3

LunaRacer 3

LunaRacer 3(Effet un peu flashy sur la dernière. La couleur réelle est plus proche de la photo 1 et 2)

Je vais bien tout va bien (méthode Couet)

Dr HouseUn petit point santé s’impose…

Après mes désagréments du mois d’août je reprends du poil de la bête.

Une fois intégré que la bêtise humaine est présente et peu frapper de façon aléatoire n’importe où n’importe comment, comme un sanglier qui déboule au milieu de la route en pleine nuit devant votre voiture, il devient plus facile d’avancer. Au final, c’est impossible à prévoir, il est impossible de s’en prémunir sauf à vivre reclus dans une grotte, et là même ne serait sûr.

Opéré le 11 septembre, je pliais ma jambe à 90) quelques jours après seulement. J’ai recommencé à marcher sans aucune aide d’attelle et de béquilles le 25 septembre.

Je recommence à arriver à réaliser mes 2.000 fuels quotidiens dès lors que je suis en déplacement professionnel. Actuellement à 110° de flexion, il me reste 10° à grignoter pour reprendre le vélo d’intérieur et retrouver du souffle et du muscle.

Ma motivation est à son sommet.

Juridiquement d’abord, car si je veux bien que la bêtise humaine soit inévitable, je ferai tout pour qu’elle soit sanctionnée. Et sur ce point là, le quidam en question n’est pas tombée sur le bon numéro… J’ai pour l’habitude d’être relativement tenace quand j’ai une idée en tête.

Sportivement ensuite… Mon objectif du jour : faire mes 10.000 pas. Je sais déjà que ce sera douloureux mais je n’en peux plus de ne pas bouger, de reprendre du poids et de perdre du muscle après tous ces efforts. J’espère sincèrement pouvoir reprendre du service sportivement parlant courant de semaine prochaine.

En gros c’est le bon moment pour relancer ce blog après un break qui psychologiquement s’imposait [NDLR : j’ai quand même eu les larmes aux yeux en lisant un magazine de running hier bordel de m….]

RunInFrance : GOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO !

Apple iOS 8 et HealthKit

Avec l’arrivée d’iOS 8, Apple amorce une entrée sur le marché du WellBeing. L’on ne peut certes pas dire qu’Apple était absent du marché des connected devices. Si un appareil est bien connecté depuis de nombreuses années c’est l’iPhone.

D’ailleurs le processeur M7 intégré sur la précédente génération d’iPhone était déjà en lui même un signe fort du positionnement d’Apple sur la donnée de santé et le eHealth. De fait, le processeur dédié à la gestion de l’accéléromètre, de l’inclinaison, etc, permettait, pardon… permet, de transformer votre iPhone en podomètre.

Le seul problème d’Apple était finalement que l’on ne garde pas forcément toujours son téléphone avec soi pour capter chacun de ses mouvements et que les bracelets connectés gardaient une longueur d’avance pour les adeptes du quantified self.

Avec HealthKit  Apple se positionne comme hub de vos données personnelles de santé et d’activité. Un positionnement malin car clairement la multiplication des acteurs dans les acteurs du matériel connecté et la multiplication des applications rendait improbable une cohabitation de ces acteurs foisonnants à travers un standard commun permettant à tout un chacun de sélectionner ses applications et de les faire communiquer et échanger des données entre elles.

Jusqu’à présent, la journée de l’adepte du quantified self était ponctuée d’ouvertures et de fermetures d’applis : pour enregistrer son sommeil, pour ses sessions de course, pour ses séances de musculation, pour l’enregistrement de ses aliments.

HealthKit propose désormais aux applications d’utiliser ce hub pour échanger des données et l’utilisateur peut finement sélectionner pour chacune d’entre elles les données qu’il veut prendre sur HealthKit ou envoyer sur HealthKit.

L’idée est bonne et fait par ailleurs partie des stratégies des gros acteurs du Web aujourd’hui. Si tu as une position dominante sur un marché et que tu es en retard rachète les technologies et si tu ne peux pas les racheter, offre leur un service qu’elles ne pourront pas refuser pour récupérer un max de données… (Google Analytics, Facebook Connect par exemple).

Bon, après la théorie passons à la pratique et je vais vous faire part de mon petit retour sur HealthKit. Il est partiel, probablement partial, mais comme je ne suis ni journaliste, ni Apple fanboy, et pourtant un vrai geek bardé de connected device, je pense que c’est un avis relativement réaliste…

Commençons par le fonctionnement. Je veux dire le bon fonctionnement. Avec le concept du Web 2 on a vu apparaître le principe de Beta perpétuelle. Un super concept qui permet de dire, « non mais c’est normal si ça marche pas, on est en béta ». Force est de constater que visiblement ce concept tout pourri s’applique désormais à des compagnies qui s’engraissent avec nos dollars et nous vendent des téléphones hors pack à plus de 1000 €. Inexcusable. Amateur. Ça fait des belles keynotes blig bling, ça balance à tout va que ça va révolutionner l’univers et c’est pas foutu de sortir un OS non buggué sur une fonctionnalité pourtant annoncée comme clé. Au final il aura fallu à Apple une vingtaine de jours pour patcher son super OS tellement supérieur aux autres.

Donc depuis la semaine dernière les applications compatibles HealthKit commencent à être approuvée dans l’AppStore (NDLR : youhouhou les grands patrons chez Apple, et si vous aviez pensé à faire approuver votre OS avant la mise sur le marché ????)

Parmi les applications que j’utilise j’ai ainsi testé Argus, Endomondo et MyFitness Pal.

Le paramétrage et couplage avec HealthKit est simple : dans les paramètres de l’application vous décidez de connecter l’application à HealthKit et ensuite dans les paramètres de l’application HealthKit vous décidez ce que vous souhaitez comme donnée(s) en lecture et écriture.

Synchronisation des données vers et à partir de HealthKit

Ensuite dans HealthKit vous construisez votre tableau de bord pour afficher vos graphes.

Mon avis :

  • HealthKit c’est bof bof ascendant tout pourri côté design / graphisme et ergonomie. En gros t’as deux trois couleurs fadasses, un seul type de graphe, et plonger dans ses données à l’intérieur d’HealthKit donne juste envie de se connecter plutôt à l’appli qui les a générées. Franchement à Cupertino ils se sont pas foulés et ça sent le truc bâclé.

Exemple de graphe HealthKit

 

Exemple de graphes HealthKit

Des graphes et une interface presque aussi sexy qu’un AS 400…

– Les applications arriveront sans doute mais à ce jour Runkeeper, MapMyRun (et les autres MapMyTruc) sont absents. Plus étrange, Nike traine un peu à lancer la mise à jour de son application Nike Running et Nike FuelBand. Pourtant l’on notera que le NikeFuel est la seule unité « propriétaire » embarquée dans HealthKit.

Et… il n’y a rien de plus à dire… HealthKit est EXTREMEMENT décevant. C’est globalement moche et inamical et à part faciliter le couplage et la synchro de différentes applications ça ne sert à rien. Et encore même pour le couplage pas sûr que ela soit utile…. Il faudra encore que les applis acceptent de prendre des données d’healthKit.

Détail des données importées dans HealthKit

Plonger dans les données cumulées par HealthKit donne une seule envie : plonger dans la Seine… tout au fond pour ne pas remonter… Impressionnant de voir comment l’on peut transformer des données issues d’applications et d’ergonomies top et en faire une bouillie immonde.

Seul point qui m’a semblé pas mal, le fait de pouvoir saisir une fiche d’urgence qui contient des données essentielles (âge, poids, donneur d’organes, groupe sanguin,…)